Faire son site soi-même : ce que ça coûte vraiment en temps
« Je vais le faire moi-même, ça ne coûte rien. » C’est vrai sur la facture : les outils de création en ligne sont gratuits ou presque, et ils promettent un site en une après-midi. C’est faux sur le reste. Un site fait par le dirigeant se paie en heures, et ces heures ont deux particularités : on ne les facture à personne, et on ne les compte jamais. Elles sont prises le soir, le dimanche, entre deux chantiers, et au bout de trois mois on découvre qu’on y a passé l’équivalent d’une semaine et demie de travail pour un site qui n’est toujours pas en ligne.
Je crée des sites internet pour de petites entreprises, et une bonne partie des gens qui me contactent ont d’abord commencé le leur un week-end. Ils ne l’ont pas fini, ou ils l’ont fini et il ne leur ramène personne. Ce n’est pas une question de compétence : ce sont toujours les mêmes quatre étapes qui bloquent. Voici ce que coûte réellement un site fait soi-même en temps, ce qu’on obtient à la fin, ce qui reste récupérable quand on passe la main, et — parce que c’est parfois la bonne réponse — les cas où vous devriez vraiment le faire vous-même.
La réponse courte
- Un site vitrine de cinq pages, fait pour la première fois par quelqu’un dont ce n’est pas le métier, prend 40 à 80 heures. Pas trois. L’outil, lui, prend bien trois heures : c’est tout le reste qui prend le temps.
- Ces heures ont un prix. Un artisan ou un indépendant qui facture 45 à 60 € de l’heure vient de dépenser 1 800 à 4 800 € de travail non facturé — c’est-à-dire le prix d’un site fait par un professionnel — sans compter les soirées.
- On bloque aux quatre mêmes endroits : les textes (le plus long), les photos, l’affichage sur téléphone, et la mise en ligne avec le nom de domaine et les e-mails.
- Le résultat est un site qui s’affiche correctement, dont les textes parlent de vous plutôt qu’à vos clients, et que Google trouve rarement. Il existe, ce qui est déjà quelque chose ; il rapporte peu.
- Si vous passez la main, vos textes, vos photos et votre nom de domaine sont récupérables et représentent l’essentiel du travail. La mise en page, elle, est presque toujours refaite.
- Le faire vous-même est le bon choix quand vous n’avez aucun budget, quand vous testez une activité, quand une seule page suffit, ou quand vous avez du temps et que ça vous plaît. Dans les autres cas, votre heure vaut plus que ce qu’elle vous économise.
Pourquoi « un site en une après-midi » n’est jamais vrai
La promesse n’est pas mensongère, elle est mal découpée. En une après-midi, un outil de création en ligne vous donne effectivement une page propre, avec une jolie photo d’en-tête et un texte de démonstration qui dit « Bienvenue sur notre site ». Ce que vous avez à ce stade, c’est un modèle. Le site — le vôtre, celui qui dit ce que vous faites, à qui, pour combien, et qui donne envie d’appeler — commence après. Et dans un site, l’outil représente à peu près 10 % du travail.
Les 90 % restants n’ont rien de technique : décider ce qu’on met et ce qu’on ne met pas, écrire des textes qui tiennent, trouver des photos qui ne font pas peur, régler ce qui se décale sur un téléphone, acheter un nom de domaine, brancher les e-mails, écrire les mentions légales, tester le formulaire. Un professionnel enchaîne ces étapes parce qu’il les a faites cent fois. Vous, vous les découvrez une par une, en cherchant à chaque fois comment on fait. C’est ce temps de découverte qui multiplie tout par dix.
Le temps réel, poste par poste
Voici ce que j’observe chez les dirigeants qui ont tenu le compte, pour un site vitrine classique de cinq pages fait avec un outil en ligne, sans expérience préalable. Ce sont des fourchettes, pas des records : certains vont plus vite, beaucoup ne finissent pas.
- Choisir l’outil et le modèle : 2 à 4 heures. Dont une bonne heure à hésiter entre trois cents modèles qui se ressemblent tous, et une autre à comparer des formules d’abonnement.
- Décider des pages et de ce qu’on y met : 2 à 3 heures, quand on le fait. La plupart sautent cette étape et la paient plus tard, en refaisant deux fois la même page.
- Écrire les textes : 10 à 20 heures. C’est le poste le plus long, et de loin. Cinq pages, ce sont cinq à huit textes à rédiger sur soi-même, ce qui est l’exercice le plus difficile qui soit pour quelqu’un qui sait pourtant très bien parler de son métier.
- Les photos : 4 à 8 heures. Trier ce qu’on a, constater que ce n’est pas utilisable, en refaire, les recadrer, les alléger pour qu’elles ne ralentissent pas la page, chercher une photo de banque d’images pour la page qu’on n’arrive pas à illustrer.
- La mise en page et les réglages : 8 à 15 heures. Déplacer un bloc, changer une couleur, aligner un titre, recommencer parce que ça a décalé le reste. C’est le poste où l’on passe le plus de temps sans avancer.
- La version téléphone : 3 à 6 heures. Tout ce qui était bien sur l’ordinateur se superpose ou déborde sur un écran de téléphone, et il faut reprendre page par page.
- La mise en ligne : 3 à 6 heures, plus un à deux jours d’attente. Acheter le nom de domaine, le relier au site, comprendre pourquoi ça ne marche pas tout de suite, faire fonctionner les e-mails, activer le cadenas de sécurité.
- Mentions légales, formulaire de contact, bandeau de consentement : 2 à 4 heures, souvent faites à moitié parce qu’on n’en peut plus.
- Les reprises après avoir montré le site à ses proches : 3 à 6 heures. Tout le monde a un avis, et l’on refait la page d’accueil trois fois.
Total : 40 à 80 heures pour un premier site vitrine. Et ces heures ne sont pas des heures de bureau tranquilles. Elles sont prises le soir après la journée, par tranches d’une heure entre deux interruptions, ce qui est la pire façon de faire un travail qui demande de la suite dans les idées. Beaucoup de gens qui me disent « j’ai passé un week-end dessus » ont, quand on refait le compte ensemble, passé un week-end par mois pendant quatre mois.
Combien valent ces heures
Le raisonnement à faire tient en une ligne : combien vous rapporte une heure de travail, ou combien vous coûte une heure de repos en moins ? Un plombier, un électricien, un consultant, une coiffeuse à son compte facturent, selon les métiers, 35 à 80 € de l’heure. À 45 € de l’heure, 40 heures représentent 1 800 € ; 80 heures, 3 600 €. Or un site vitrine bien fait par un professionnel coûte en 2026 entre 1 500 et 3 500 €. Le site « gratuit » a donc coûté à peu près la même chose que le site payant, avec deux différences : vous avez fait le travail, et le résultat n’est pas le même.
On peut objecter que ces soirées n’auraient de toute façon pas été facturées. C’est vrai, et c’est justement là qu’il faut être honnête avec soi-même : ces soirées auraient été du repos, de la famille, ou des devis à rédiger. Une heure prise sur un devis qui traîne coûte parfois un chantier entier. Ce n’est pas une raison de ne pas faire son site ; c’est une raison de décider en connaissant le prix.
Ce qu’on obtient à la fin, honnêtement
Disons-le d’abord : un site fait soi-même n’est pas honteux. J’en vois qui sont propres, lisibles, à jour, et qui font le travail pour l’activité concernée. Mais si vous le faites pour la première fois, voici à quoi ressemble, dans la grande majorité des cas, le résultat au bout de ces 40 à 80 heures.
- Il s’affiche correctement sur ordinateur, et à peu près sur téléphone. Les outils en ligne ont fait de vrais progrès là-dessus : ce n’est plus le problème principal.
- Ses textes parlent de vous plutôt qu’à vos clients. « Passionné depuis vingt ans, à votre écoute, un service de qualité » : ce sont les phrases qu’on écrit quand on ne sait pas quoi écrire, et elles sont les mêmes que sur le site du voisin.
- Il n’est pas trouvé sur Google, ou seulement sur votre nom. L’outil met le site en ligne ; il ne fait pas le travail qui le rend visible sur « votre métier + votre ville », et personne ne vous l’a dit.
- Son adresse est parfois encore celle de l’outil, du type votre-nom.plateforme.com, parce que le nom de domaine a été remis à plus tard. Sur une carte de visite, cela se voit.
- Il coûte un abonnement, en général 10 à 30 € par mois pour retirer les publicités de l’outil et brancher son propre nom de domaine. Le gratuit s’arrête au moment où le site devient présentable.
- Il n’est plus modifié après le troisième mois. Le premier élan est retombé, la page « Actualités » affiche un unique billet, et les tarifs de l’année dernière sont toujours là.
Et il y a un vrai gain, qu’il faut reconnaître : vous avez été obligé d’écrire. Vous savez maintenant quelles pages vous voulez, ce que vous avez du mal à formuler, et à quoi ressemble votre activité vue de l’extérieur. Ce travail-là n’est pas perdu, quelle que soit la suite.
Les quatre moments où l’on bloque
Ce ne sont pas les étapes techniques qui arrêtent les gens. Ce sont quatre moments précis, toujours les mêmes, et savoir qu’ils arrivent est déjà la moitié de la solution.
1. Les textes
C’est le premier mur et le plus haut. Le modèle est choisi, les couleurs sont réglées, et la page d’accueil affiche « Bienvenue sur notre site » depuis trois semaines parce qu’on ne sait pas par quoi le remplacer. Écrire sur soi est difficile pour tout le monde. La méthode qui débloque : n’écrivez pas un texte, répondez à un client. Prenez la question qu’on vous pose le plus souvent au téléphone et répondez-y par écrit, comme vous le feriez à l’oral. Une page, c’est trois ou quatre de ces réponses mises bout à bout. Et écrivez d’abord, mettez en page ensuite : les gens qui font l’inverse refont la mise en page à chaque phrase.
2. Les photos
On ouvre son téléphone, on trouve quatre cents photos de chantier prises à contre-jour, et aucune n’est utilisable. Alors on prend une photo de banque d’images, qui est jolie et qui ne ressemble à rien de chez vous. Le blocage suivant vient du logo : on n’a qu’une petite image floue récupérée sur une ancienne carte de visite, et elle apparaît pixelisée en haut de chaque page. Ce qui débloque : une heure de photos prises exprès, en lumière du jour, de vous, de votre lieu et de votre travail, avec le téléphone tenu à l’horizontale. Ce sera moins parfait qu’une banque d’images et dix fois plus convaincant.
3. Les réglages pour le téléphone
Le site est fini sur l’ordinateur, on l’ouvre sur son téléphone, et tout se chevauche : le titre passe sur trois lignes, un bouton est sorti de l’écran, les photos sont coupées. La plupart des outils ont une vue « téléphone » séparée dans laquelle il faut reprendre chaque page. Ce n’est pas compliqué, c’est long, et c’est le moment où beaucoup de gens s’arrêtent, avec un site publié qui n’est correct que sur ordinateur — alors que la majorité de leurs visiteurs sont sur téléphone. Ce qui débloque : construire dès le départ en regardant la vue téléphone, et simplifier plutôt que réparer. Une page qui n’a qu’une colonne ne se décale jamais.
4. La mise en ligne
Dernier mur, et le plus décourageant parce qu’on pensait avoir fini. Il faut acheter un nom de domaine, le relier au site, attendre parfois jusqu’à 48 heures que ça fonctionne, et découvrir que les e-mails ne marchent plus, ou n’ont jamais marché, parce que le domaine était utilisé par une ancienne messagerie. Une erreur fréquente : laisser l’outil acheter le nom de domaine à votre place, sans vérifier qu’il est enregistré à votre nom. Ce qui débloque : acheter le nom de domaine vous-même, en premier, à votre nom, avec une adresse e-mail personnelle que vous garderez. Le reste se relie ensuite, et il n’y a rien de grave à rester une semaine avec le site presque prêt.
Si vous passez la main : ce qui reste récupérable
C’est la question que l’on me pose avec un peu de gêne : « j’ai passé des semaines dessus, est-ce que tout est à jeter ? » Non. Ce qui se jette est précisément la partie qui vous a pris le moins de valeur, et ce qui se garde est ce qui vous a coûté le plus d’heures.
- Les textes : récupérables en totalité, et c’est le poste le plus précieux. Même imparfaits, ils sont votre matière ; un professionnel les retravaille en quelques heures là où il aurait fallu un entretien d’une heure et deux jours de rédaction. Un site dont les textes existent déjà coûte moins cher et sort plus vite.
- Les photos : récupérables si vous avez gardé les fichiers d’origine, dans leur qualité de départ. Celles téléchargées depuis le site lui-même ont souvent été réduites et ne servent plus à grand-chose.
- Le nom de domaine : récupérable s’il est enregistré à votre nom. Si c’est l’outil qui l’a acheté pour vous, vérifiez dès maintenant qui en est titulaire et comment on le transfère. C’est le seul point où un site fait soi-même peut vous piéger durablement.
- Le plan des pages : récupérable comme point de départ. Vous avez déjà décidé ce qui compte et ce qui ne compte pas ; c’est ce qu’un professionnel vous demanderait au premier rendez-vous.
- La mise en page : presque jamais récupérée. Elle est propre à l’outil et ne s’exporte pas ; elle est refaite, en général mieux, et ce n’est pas la partie coûteuse.
- L’adresse sur le sous-domaine de l’outil et le peu de visibilité qui va avec : perdus. Ce n’est pas grave, il n’y avait pas grand-chose. Et une redirection depuis l’ancienne adresse règle le reste.
- L’abonnement : à résilier, mais seulement une fois le nouveau site en ligne et le domaine transféré. Regardez la durée d’engagement avant de vous décider : certaines formules sont payées à l’année.
Concrètement, quand je reprends un site fait soi-même, je ne repars pas de zéro. Je pars des textes et des photos, je propose une structure, et on refait la mise en page avec un affichage téléphone soigné, un nom de domaine à votre nom et les réglages qui permettent d’être trouvé. C’est le prix d’un site vitrine, 1 500 à 3 500 €, souvent dans le bas de la fourchette puisque la matière est là. Ce que vous avez fait n’a pas été inutile : il a rendu la suite moins chère.
Les cas où le faire soi-même est le bon choix
Je ne vous dirai pas que faire son site soi-même est toujours une erreur, parce que ce n’est pas vrai. Voici les situations où c’est la bonne décision, et où je le conseille moi-même à des gens qui m’appellent.
- Vous n’avez aucun budget. Pas « peu », aucun : moins de 500 € à mettre dans les douze prochains mois. Un site imparfait vaut mieux que pas de site, et vous aurez appris ce dont vous avez besoin pour plus tard.
- Vous testez une activité. Vous ne savez pas si vous serez encore là dans six mois. Une page faite en quelques soirées vous permet de vérifier que la demande existe avant d’investir.
- Une seule page suffit. Votre métier se résume à un nom, un téléphone, des horaires et trois photos — et vos clients viennent par le bouche-à-oreille ou la fiche d’établissement Google. Le site est une carte de visite, et une carte de visite se fait en une soirée.
- Vous avez du temps et ça vous plaît. Une activité saisonnière avec un hiver creux, une retraite active, un goût sincère pour la bricole numérique. Les 40 à 80 heures ne sont plus un coût si elles remplacent des heures que vous ne vendiez pas de toute façon.
- Le site est éphémère. Un événement, une association ponctuelle, une page pour un mariage ou une collecte. Ce qui compte est qu’il existe vite, pas qu’il dure.
Et voici les trois signes qu’il vaut mieux le faire faire : votre heure de travail vaut plus de 40 €, vos clients vous comparent sur internet avant d’appeler, et vous « êtes sur le point de le finir » depuis plus de trois mois. Le troisième signe est le plus fiable des trois.
Le test en trois questions avant de commencer
- Combien vaut mon heure ? Multipliez-la par 60. Si le résultat dépasse le prix d’un site fait par un professionnel, vous savez déjà ce qui est le moins cher.
- Est-ce que je peux bloquer quatre demi-journées dans les six prochaines semaines ? Pas « trouver le temps » : le bloquer dans l’agenda, comme un rendez-vous client. Si la réponse est non, le site ne sortira pas, quel que soit l’outil.
- Dans mon métier, est-ce que le client compare en ligne avant d’appeler ? Si oui, la qualité du site compte et le premier essai n’est pas au niveau. Si non, un site simple fait à la maison suffit.
Six erreurs qui font perdre les heures
- Commencer par la mise en page avant d’avoir un seul texte. Chaque phrase écrite ensuite oblige à tout redéplacer. Écrivez dans un document, mettez en page à la fin.
- Changer de modèle en cours de route. Le nouveau modèle a l’air mieux ; il oblige à tout recommencer. Choisissez-le en une heure, puis interdisez-vous d’y revenir.
- Publier avec des pages « en construction ». Un visiteur qui tombe dessus ne revient pas, et Google retient une page vide. Mieux vaut trois pages complètes que six pages dont trois sont vides.
- Laisser l’adresse sur le sous-domaine de l’outil « en attendant ». L’attente dure des années, et tout ce qui a été partagé avec cette adresse sera perdu le jour où vous en changez.
- Ne jamais regarder son site sur son propre téléphone. C’est là que le regarderont vos clients, et c’est là qu’il est le moins bien.
- Ne pas vérifier au nom de qui est enregistré le nom de domaine. Le jour où vous voulez partir, c’est le seul point qui peut vous retenir.
Comment je peux vous aider
Je crée des sites internet pour de petites entreprises, et j’ai un faible pour les projets qui arrivent avec un site déjà commencé : les textes existent, les choix ont été faits, il reste à faire proprement. Mais je fais aussi des sites de zéro, et quand un site fait maison suffit à l’activité, je le dis au premier échange. Concrètement, je réalise :
- Des sites vitrines de trois à huit pages, construits à partir de vos textes s’ils existent ou d’un entretien d’une heure s’ils n’existent pas, lisibles sur téléphone dès le premier jour.
- La reprise d’un site fait soi-même : récupération des textes, des photos et du nom de domaine, nouvelle mise en page, réglages pour être trouvé, bascule sans rien perdre.
- Des boutiques en ligne, quand la vente à distance a vraiment du sens pour votre activité.
- Des applications et des outils sur mesure quand le besoin dépasse ce qu’un site ou un logiciel du commerce peut faire.
- La refonte d’un site vieillissant, mal affiché sur téléphone ou dont plus personne n’a les accès.
- La maintenance et le suivi après la mise en ligne : sauvegardes, mises à jour, modifications courantes, pour que le site reste à jour sans que vous ayez à y passer vos soirées.
Et si vous voulez le faire vous-même mais avec un cadre, c’est possible aussi : une heure pour fixer ensemble les pages et ce qu’on y met, puis vous construisez de votre côté avec un plan qui tient.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il vraiment pour créer son site soi-même ?
Pour un site vitrine de cinq pages fait pour la première fois avec un outil en ligne, comptez 40 à 80 heures, réparties sur un à quatre mois. L’outil lui-même se prend en main en trois heures ; le reste part dans les textes (10 à 20 heures), la mise en page (8 à 15 heures), les photos, la version téléphone et la mise en ligne. Une seule page avec horaires, téléphone et trois photos peut se faire en une soirée.
Un site fait soi-même est-il gratuit ?
La version de démarrage l’est. Dès que vous voulez retirer les publicités de l’outil et utiliser votre propre nom de domaine, il faut un abonnement, en général 10 à 30 € par mois, plus 10 à 20 € par an pour le nom de domaine. Et surtout, il coûte vos heures : à 45 € de l’heure, 40 à 80 heures représentent 1 800 à 3 600 € de travail non facturé, soit le prix d’un site fait par un professionnel.
Est-ce qu’un site fait soi-même peut être trouvé sur Google ?
Sur votre nom, oui, assez vite. Sur « votre métier + votre ville », rarement, parce que l’outil met le site en ligne mais ne fait pas le travail qui le rend visible : des pages qui répondent aux recherches réelles, des titres bien choisis, une fiche d’établissement Google reliée, une adresse à votre nom. Ce travail est possible sur un site fait soi-même, mais personne ne vous dit qu’il reste à faire.
Faut-il faire son site soi-même ou le faire faire ?
Faites-le vous-même si vous n’avez aucun budget, si vous testez une activité, si une seule page suffit, ou si vous avez du temps et que ça vous plaît. Faites-le faire si votre heure vaut plus de 40 €, si vos clients vous comparent en ligne avant d’appeler, ou si vous « êtes sur le point de le finir » depuis plus de trois mois. Le troisième critère est le plus sûr.
J’ai commencé mon site moi-même : est-ce que tout est à refaire si je passe la main ?
Non. Les textes, les photos d’origine, le plan des pages et le nom de domaine, s’il est à votre nom, sont récupérés et représentent l’essentiel du travail. Seule la mise en page est refaite, et ce n’est pas la partie coûteuse. Un site repris à partir d’une matière existante coûte souvent moins cher et sort plus vite qu’un site parti de zéro.
Quelle est la plus grosse erreur des sites faits maison ?
Laisser le nom de domaine à plus tard, ou le laisser acheter par l’outil sans vérifier qu’il est enregistré à votre nom. Tout le reste se rattrape : des textes se réécrivent, une mise en page se refait. Un nom de domaine qui n’est pas à vous, ou une adresse restée sur le sous-domaine de l’outil pendant trois ans, se paient au moment où vous voulez changer.
Quel est le meilleur moment pour passer d’un site fait soi-même à un site professionnel ?
Quand l’activité est confirmée et que le site commence à vous coûter des clients : quelqu’un vous dit qu’il a hésité à cause du site, un devis est parti chez un concurrent mieux présenté, ou vous refusez de donner l’adresse de votre site à un prospect. C’est aussi le bon moment quand vous n’avez plus touché au site depuis six mois et que les informations sont fausses.
Est-ce que vous reprenez un site commencé soi-même, et comment se passe une prise de contact ?
Oui, c’est même un des projets que je préfère : on part de vos textes, de vos photos et de vos choix, on refait la mise en page, on met le nom de domaine à votre nom et on règle ce qui permet d’être trouvé. On commence par un échange gratuit et sans engagement, où vous me montrez ce qui existe et me racontez votre activité. Vous recevez ensuite un devis détaillé sous 24 h, poste par poste, et vous décidez sans pression — y compris de continuer seul si c’est la bonne réponse.
En résumé
Faire son site soi-même ne coûte pas rien : cela coûte 40 à 80 heures prises sur vos soirées, c’est-à-dire à peu près le prix d’un site fait par un professionnel, pour un résultat qui s’affiche mais qui convainc et se fait trouver plus difficilement. C’est le bon choix quand vous n’avez aucun budget, quand vous testez une activité, quand une page suffit ou quand vous avez du temps. Dans les autres cas, faites le calcul de votre heure avant de commencer. Et si vous vous lancez : écrivez les textes en premier, prenez vos propres photos en lumière du jour, construisez en regardant l’écran de téléphone, achetez le nom de domaine à votre nom dès le début. Un lecteur qui fait cela sans jamais me contacter aura un site honnête — et s’il passe la main un jour, rien de ce qu’il a fait ne sera perdu.
Je crée des sites internet, des boutiques en ligne et des outils sur mesure pour les entreprises. Un projet en tête ? Discutons-en simplement — réponse sous 24 h, devis gratuit et sans engagement.
