Site internet pour artisan : les 5 pages qui comptent
Quand un artisan me contacte pour un site internet, il arrive presque toujours avec la même inquiétude : « Je ne sais pas quoi mettre dedans. » Et souvent, avec une liste de quinze pages recopiée sur le site d’un confrère. Je crée des sites internet pour des artisans et des petites entreprises, et je le dis à chaque fois : un site d’artisan qui fonctionne n’a pas besoin de quinze pages. Il en a besoin de cinq, faites correctement. Dans cet article, je vous détaille lesquelles, ce qu’il faut écrire dans chacune, et celles dont vous pouvez vous passer sans le moindre regret.
Ce qu’un client cherche vraiment sur le site d’un artisan
Avant de parler de pages, il faut comprendre comment on arrive sur votre site. Personne ne se promène sur internet à la recherche d’un plombier par curiosité. On cherche parce qu’une chaudière est en panne, parce qu’une salle de bains est à refaire, parce qu’un devis reçu paraît élevé. Le visiteur est pressé et méfiant, et il a trois questions en tête, dans cet ordre :
- Est-ce qu’il fait ce dont j’ai besoin ? (le métier, précisément — pas « tous travaux »)
- Est-ce qu’il intervient chez moi ? (la commune, le secteur)
- Est-ce que je peux lui faire confiance ? (des photos de vraies réalisations, des avis, un vrai nom, un vrai numéro)
Si votre site répond à ces trois questions en moins de trente secondes, il fait son travail. S’il oblige à chercher, le visiteur retourne sur Google et appelle le suivant. Les cinq pages ci-dessous ne servent qu’à ça : répondre vite, et donner envie de décrocher le téléphone.
Les 5 pages qui comptent
1. L’accueil : votre métier et votre secteur, dès la première ligne
C’est la page vue par presque tous vos visiteurs, et souvent la seule. Elle doit dire en une phrase ce que vous faites et où vous le faites : « Électricien à Annecy et dans le bassin annécien depuis 2012 ». C’est simple, ce n’est pas très élégant, et c’est exactement ce qui fait la différence — pour vos visiteurs comme pour Google, qui a besoin de comprendre votre métier et votre zone pour vous proposer aux bonnes recherches. Sur cette page, il faut :
- Votre métier et votre ville visibles sans faire défiler la page.
- Votre numéro de téléphone, cliquable, en haut de page — sur téléphone, c’est le premier réflexe.
- Trois ou quatre de vos prestations principales, avec un lien vers le détail.
- Deux ou trois photos de vos réalisations, pas des images achetées sur catalogue.
- Ce qui vous distingue en une ligne : le devis gratuit, l’assurance décennale, l’intervention en urgence, les années de métier.
2. Les prestations : une page par métier, pas une liste fourre-tout
C’est la page la plus rentable de votre site, et la plus souvent bâclée. L’erreur classique est la liste à puces de vingt lignes : « dépannage, rénovation, installation, entretien… ». Ça ne rassure personne et ça ne correspond à aucune recherche réelle. Décrivez plutôt chaque prestation en quelques phrases concrètes : ce que vous faites, comment ça se passe, combien de temps ça prend en général.
Si vous avez deux ou trois activités bien distinctes — par exemple la rénovation de salle de bains et le dépannage d’urgence — donnez-leur chacune leur page. Les gens ne cherchent pas « plombier », ils cherchent « remplacement chauffe-eau Annecy ». Une page dédiée par activité vous permet de répondre exactement à ces recherches ; une page unique qui parle de tout ne répond précisément à aucune.
3. Les réalisations : vos photos valent tous les arguments
C’est l’avantage décisif d’un artisan sur internet : votre travail se photographie. Un avocat ne peut pas montrer ses dossiers, vous pouvez montrer vos chantiers. Dix à quinze photos suffisent, prises au téléphone, à condition qu’elles soient nettes et bien éclairées. Les avant / après sont ce qui convainc le plus vite, surtout en rénovation.
Ajoutez deux lignes sous chaque chantier : ce qui a été fait, où, et combien de temps ça a duré. « Réfection complète d’une salle de bains à Seynod, 8 jours » en dit plus long que n’importe quel paragraphe sur votre sérieux. Et pensez à demander une phrase à vos clients satisfaits : trois avis courts et signés d’un prénom valent mieux qu’une page entière de témoignages anonymes.
4. La zone d’intervention : dites où vous vous déplacez
C’est la page que presque personne ne fait, et c’est dommage : elle répond à la deuxième question de tout visiteur. Listez simplement vos communes d’intervention, avec un rayon indicatif : « J’interviens à Annecy, Seynod, Cran-Gevrier, Épagny et dans un rayon de 30 km. » Cela vous évite les appels de gens situés à deux heures de route, et cela aide Google à vous proposer aux habitants des communes concernées.
Une précision utile : ne créez pas une page par commune avec le même texte recopié en changeant le nom de la ville. C’est une vieille astuce qui ne fonctionne plus et que Google sait repérer. Une seule page honnête, avec la liste réelle de vos communes, fait bien mieux le travail.
5. Le contact : le plus simple possible
Cette page ne doit demander aucun effort. Votre téléphone en gros et cliquable, votre adresse e-mail, vos horaires d’appel, et un formulaire court : nom, téléphone, commune, description du besoin. C’est tout. Chaque champ supplémentaire fait perdre des demandes — un artisan n’a pas besoin de connaître la fonction du visiteur dans son entreprise avant de lui répondre.
- Le téléphone cliquable : sur mobile, une pression suffit à lancer l’appel.
- Un formulaire de quatre champs maximum, avec un message de confirmation clair après l’envoi.
- Vos horaires, et le délai sous lequel vous rappelez — « je vous rappelle sous 24 h » rassure énormément.
- Votre numéro SIRET et votre assurance décennale : ce sont des preuves, pas des formalités.
- Testez ce formulaire tous les mois : un formulaire qui n’envoie plus rien est une panne invisible et coûteuse.
Les pages dont vous pouvez vous passer
Autant le dire franchement : certaines pages ne servent qu’à faire nombre, et chacune est du temps que vous ne passez pas sur les cinq qui comptent.
- La page « Notre histoire » façon roman. Trois lignes sur l’accueil suffisent : votre nom, votre parcours, depuis quand vous exercez.
- Le blog d’actualités, sauf si vous avez la certitude de l’alimenter. Un blog dont le dernier article date de 2023 donne l’impression que l’entreprise a fermé.
- La page tarifs avec des prix fixes. Vos devis dépendent du chantier ; annoncer des prix qui ne tiennent jamais crée des discussions pénibles. Un ordre de grandeur dans les prestations est plus honnête.
- La galerie de logos de vos fournisseurs. Vos clients ne choisissent pas leur artisan sur ses marques de matériel.
- Les mentions légales : elles sont obligatoires, mais ce n’est pas une page de vente. On la met en bas, on n’y passe pas trois heures.
Cinq pages soignées battent quinze pages remplies à moitié. Sur un site d’artisan, ce qui convainc n’est pas la quantité de texte : ce sont les photos de vos chantiers, votre commune écrite noir sur blanc, et un numéro de téléphone qu’on peut appeler d’une pression.
Le site ne suffit pas : la fiche Google fait la moitié du travail
Pour un artisan, une bonne partie des appels ne vient pas du site lui-même mais de la fiche d’établissement Google — l’encadré qui s’affiche à droite ou en haut des résultats, avec le téléphone, les horaires, les avis et l’itinéraire. Elle est gratuite, elle se crée en vingt minutes, et beaucoup d’artisans n’en ont pas.
- Créez-la avec exactement le même nom, la même adresse et le même téléphone que sur votre site : les écarts sèment le doute côté Google.
- Choisissez la bonne catégorie de métier et remplissez vos horaires, y compris les fermetures exceptionnelles.
- Ajoutez-y les mêmes photos de chantiers que sur le site, et ajoutez-en de temps en temps.
- Demandez un avis à vos clients contents, simplement, à la fin du chantier. C’est le levier le plus efficace et le moins coûteux qui existe pour un artisan.
Combien ça coûte et combien de temps ça prend
Un site d’artisan de cinq pages, fait par un professionnel, se situe généralement entre 1 500 et 3 500 € selon le soin apporté au design et aux textes, avec un délai de deux à quatre semaines. L’essentiel du délai ne tient d’ailleurs pas au travail technique : il tient au temps qu’il vous faut pour rassembler vos photos de chantiers et valider les textes. Préparez-les à l’avance, vous gagnerez une à deux semaines.
Prévoyez aussi les frais qui continuent après la mise en ligne : le nom de domaine, votre adresse sur internet (10 à 20 € par an), l’hébergement, l’endroit où le site est stocké (0 à 30 € par mois), et l’entretien si vous ne souhaitez pas vous en occuper vous-même.
Comment je peux vous aider
Je crée des sites internet pour des artisans et des petites entreprises, et c’est exactement ce genre de site que je réalise : cinq pages claires, des photos de vos chantiers mises en valeur, un formulaire qui fonctionne et une fiche Google configurée correctement. Si vous n’êtes pas sûr de ce dont vous avez besoin, on en parle d’abord : je préfère vous dire qu’un petit site suffit plutôt que vous vendre plus grand. Concrètement, voici ce que je réalise :
- Un site vitrine pour présenter votre métier, vos réalisations et votre secteur d’intervention.
- Une boutique en ligne si vous vendez aussi des produits ou des pièces.
- Une application ou un outil sur mesure : suivi de chantiers, devis, planning d’interventions.
- La refonte d’un site vieillissant ou qui s’affiche mal sur téléphone, sans perdre votre place sur Google.
- La maintenance une fois le site en ligne : sauvegardes, mises à jour, sécurité et petites modifications.
Questions fréquentes
Combien de pages faut-il pour le site internet d’un artisan ?
Cinq suffisent dans l’immense majorité des cas : l’accueil, les prestations, les réalisations, la zone d’intervention et le contact. Si vous exercez deux ou trois métiers bien distincts, ajoutez une page par métier — c’est la seule extension vraiment utile. Au-delà, on ajoute des pages que personne ne lit et qu’il faudra tenir à jour.
Un artisan a-t-il vraiment besoin d’un site internet aujourd’hui ?
Une fiche d’établissement Google bien remplie apporte déjà des appels, et certains artisans s’en contentent. Mais elle ne montre que quelques photos et quelques lignes : dès qu’un client hésite entre deux devis, c’est le site qui fait la différence, parce qu’il montre vos chantiers, vos assurances et votre façon de travailler. Les deux ensemble fonctionnent bien mieux que l’un des deux seul.
Combien coûte un site internet pour un artisan ?
Comptez 1 500 à 3 500 € pour un site de cinq pages réalisé par un professionnel, avec un délai de deux à quatre semaines. À cela s’ajoutent le nom de domaine (10 à 20 € par an), l’hébergement (0 à 30 € par mois) et, si vous le souhaitez, l’entretien du site une fois en ligne. Méfiez-vous des offres à 39 € par mois sans fin : sur cinq ans, elles reviennent souvent plus cher, et le site ne vous appartient pas.
Faut-il écrire les textes soi-même ?
Vous n’avez pas à les rédiger, mais vous êtes le seul à détenir la matière : les chantiers que vous préférez, les questions qui reviennent chez vos clients, ce que vous refusez de faire. En pratique, une conversation d’une heure et vos photos suffisent pour que quelqu’un écrive les textes à votre place. Ce qui bloque un projet, ce n’est presque jamais la technique : ce sont les contenus qui n’arrivent pas.
Est-ce que vous réalisez des sites pour les artisans ?
Oui, c’est une bonne partie de mon activité. Le premier échange est gratuit et sans engagement : vous me décrivez votre métier, votre secteur et ce que vous attendez du site, et je vous dis franchement ce qui est utile et ce qui ne l’est pas. Vous recevez ensuite un devis détaillé sous 24 heures, poste par poste, sans obligation de suite.
En résumé
Le site d’un artisan n’a pas à être grand, il doit être clair. Cinq pages : un accueil qui annonce votre métier et votre ville dès la première ligne, des prestations décrites précisément, des photos de vos vrais chantiers, votre zone d’intervention écrite noir sur blanc, et un contact réduit au minimum. Ajoutez une fiche d’établissement Google bien remplie et quelques avis de clients, et vous aurez fait l’essentiel — bien plus que la plupart des sites à quinze pages. Si vous voulez qu’on s’en occupe ensemble, décrivez-moi votre activité : je vous réponds sous 24 h.
Je crée des sites internet, des boutiques en ligne et des outils sur mesure pour les entreprises. Un projet en tête ? Discutons-en simplement — réponse sous 24 h, devis gratuit et sans engagement.
